Retour de session côté français

Par Célia Ridé de Musiques et Danses en Finistère.

JOUR 1 :
Tour de cercle : qui est qui et fait quoi et attentes de ces 2 jours. Aucun souhait particulier exprimé par le groupe, si ce n’est une envie de critiques constructives sur les choses à travailler.
A la demande des 2 accompagnateurs anglais, le groupe joue 4 morceaux : le + vieux (how to see a soul), le + récent (maggy day), leur préféré (paper dolls), une reprise (fairly well)
1er regard, retour de Patrick et Thomas :
Matériel (instruments et son) installés de manière réfléchie et intelligente + qualité et variété des instruments et du matériel qui montrent qu’ils savent ce qu’ils font.
Remarquent l’installation en ligne en devant de scène, batterie comprise, et la trouve très bien.
Bon niveau de musique de chacun avec ++ pour les voix de max au chant et des cœurs par le batteur
Malgré le fait que le bassiste ait récemment intégré le groupe, bonne harmonie entre les instruments
Puis échanges sur leur stratégie :
20 concerts prévus d’ici à septembre, allant du festival au concert en petit bar.
1000 ex’ de leur dernier album édités
Les dates sont trouvées par Max seul
Ils répètent 2 fois par semaine
Max compose, les autres accompagnent, ils sont tous d’accord avec ce fonctionnement qui leur convient très bien. Max se dit open à des propositions de compo qui ne viendrait pas de lui.
Objectif pro, rêve : jouer autant que possible, vivre de leur musique, tourner au local et à l’étranger.

A travailler d’après Patrick et Thomas :
Interaction et écoute entre eux. Cohésion.
Inspiration, textes, trouver une singularité. (speech sur la singularité, l’atmosphère que chacun est capable de créer, se nourrir des autres musiques, œuvres et personnes que l’on rencontre …).
Place de Hugo, deuxième guitariste, trop en retrait.
Le groupe a proposé peu de pistes sur ce qu’ils souhaitent travailler, Patrick et Thomas ont insisté sur le fait que les propositions de travail doivent venir d’eux.

Exercice d’écriture automatique :
Principe : écrire un texte sans réfléchir et sans lever le crayon du tout durant 10 min.(tout le monde a participé). Pour Patrick, il convient de faire appel à son inconscient, à ses rêves dans tout travail de création. Il faut que l’égo et la raison de chacun s’effacent pour laisser la place à ce qu’il y a de plus profond en nous, à ce qui nous rend « unique ».
Après lecture de tous les textes ainsi rédigés, Patrick et Thomas en ont retiré mots ou groupes de mots à l’impact poétique fort (traduits en anglais). Ils remarquent a cette occasion le fort potentiel créatif d’Hugo et invite le groupe à plus écouter les idées qui viennent de lui.

Ont notamment gardé la phrase « the shadow of the stage ». Puis leur demande, en pensant à la phrase, d’échanger leurs places :
Chanteur passe à la basse
Guitariste passe au chant
Bassiste passe à la batterie
Batteur passe à la guitare
Il en est ressortit une compo au genre musical et à l’ambiance complètement différente : un rock « ambiant » progressif expérimental.

Puis nouvelle consigne : impro à nouveau mais avec leurs instruments initiaux
Puis des consignes au fur et à mesure du type : jouer + groovy, tout doux, 1 instrument mis en avant chacun son tour, monter en intensité et en saturation, en notes, puis radoucir, simplifier jusqu’au minimalisme.

Thomas a ensuite proposé des extraits de musiques de différentes périodes dans le style musical du groupe.
Thomas montre ainsi que chacun a été influencé par ce qui a été fait avant, ce qui compte c’est la façon dont c’est interprété. (rappelle ce que nous a expliqué Gabby Bizien en formation accompagnement)
Thomas ajoute que ce qu’on ingère on le digère, on l’intègre et on en ressort quelque chose de singulier, qui nous appartient.
Ils les invitent à travailler dans ce sens, à explorer encore.
JOUR 2

Matin : Explication avec schéma à l’appui sur la filière musicale, l’environnement de l’artiste en Angleterre, en s’appuyant sur la carrière de Patrick depuis la fin des années 80.
A partir d’un de leur morceau :
Chacun à son tour un musicien va dans la fosse, yeux fermés puis ouverts et écoute et observe le son du groupe sans son instrument (suite au récit la veille au pub de Savi sur la façon dont on avait travaillé avec Claudia Philips)
Cet exercice leur a permis : d’apporter des nuances dans leurs propres parties, de remarquer des notes dissonantes, des nuances de vitesse, d’accents, leur lien aux autres instruments etc. Grosse prise de conscience générale sur l’importance de l’écoute des autres.

Travail sur le même morceau dans le détail dans la foulée.
Speech sur le sens du travail qu’on fournit, de ce qu’est l’acte de création. Patrick insiste sur le fait qu’ils doivent jouer comme si tout devait s’arrêter dans l’heure qui suit, comme s’ils ne leur restait plus qu’un concert à faire avant que le monde entier disparaisse. Il veut les faire retrouver l’origine de leur vocation : non pas faire de la musique pour gagner leur vie, mais parce que c’est ce qu’il y a de plus profond en eux.
Moment d’écoute religieuse du silence. Puis les ont laissés seuls pendant environ 1/2h pour créer un nouveau morceau, sans autre consigne.
Retour sur les morceaux joués la veille, travail et exercices sur l’intensité, le relief des morceaux et sur l’intention, sur leur manière de transmettre quelque chose au public.

Retours global au groupe de la part de Patrick et Thomas :
Ils ont beaucoup évolué sur 2 jours, une unité et une complicité est née dans le groupe
Préconisent d’alléger Maxime qui porte à la fois la responsabilité de la composition et de la recherche de dates.
Les invitent à partir des exercices d’écriture automatique (ou autre technique) à trouver des titres et des sujets pour travailler leur écriture : max mais les autres aussi.
Le nom du groupe ne fonctionne pas en anglais, le mot « dumb » par exemple ne se met pas au pluriel.
Travailler les autres morceaux sur la base du travail autour de l’écoute mutuelle, d’aller parfois jusqu’au silence dans les morceaux, leur donner du relief, ainsi qu’au set dans son ensemble (groove, intensité, arrangements,..)
Replacer la démarche artistique au cœur de leurs préoccupations, écouter ce qu’ils ont dans le ventre, ce qu’il y a de singulier en chacun d’eux.
Travailler l’ « intention »
Avant d’entrer sur scène, se rassembler, se concentrer et aller jouer comme s’ils allaient mourir demain (exemple de ce que faisait Partick dans son ancien groupe : faire le « moose »)

Puis le mercredi 30 avril : Concert des Takin Dumbs (après le grand ensemble rassemblant élèves et professeurs français du conservatoire et anglais de la SWMS) à la Carène, dans le club.

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