Retour sur la mission côté anglais

Session les 26 et 27/05/14 à l’université Marjon à Plymouth (UK) par Thomas Brooman and Patrick Duff (South West Music School).

JEUDI 15 MAI

Comme auparavant, à la Carene à Brest, nous avons créé un cercle de discussion depuis le début de la session avec le groupe, Savi, Celia, David et Fred (membres d’AVLS – A Vous Les Studios), Manu (l’ingénieur du son), Nathalie Savéan (coordinatrice du Projet MAP). Nous avons été aussi rejoints par Géorgie et Rachel, nos deux ingénieurs du son et par Tracy Hill (coordinatrice de la SWMS).

Après une longue période de configuration nous avons demandé au groupe de jouer leurs cinquante-cinq minutes de set.
La performance a commencée à 11h05. Une musique d’ambiance a introduit le set. Le groupe a commencé à 11h15. Nous avons écrit quelques notes sur nos impressions initiales pendant le set :

Le groupe était confiant, assuré musicalement; pourtant quelque peu égocentrique et peu communicatif. Mathieu avait son dos au public. La performance entière avait une intensité musicale impressionnante, mais sans humour et quelque peu sombre …

La première chanson a duré douze minutes.

La deuxième chanson a commencé par une partie de basse enregistrée, ensuite une intro mélodique, avec manifestement le même égocentrisme.

La troisième chanson a été basée sur un riff de basse simple, absorbant et exaltant, avec une grande utilisation de répétition.

La quatrième chanson était agitée! Figurant un motif 1-2-3-4-5 motif avec une utilisation efficace de répétition.

La cinquième chanson avait la même intensité de roulement, des ponctuations musicales fortes, évocatrices d’une mer dans une tempête.
Le sixième morceau a commencé par une note de bourdon semblable à la musique liturgique, couvrant pendant environ une minute le besoin de réglage d’accord de guitare. Cette chanson évolue d’un début assez calme à une tempête d’intensité et de bruit.

Le septième morceau avait un rythme axé sur la basse, sonnant des guitares et une « indication de la mesure principalement dans des sept ». ‘ »and a time signature mainly in sevens »).

Après ce morceau il y avait le nouveau re-réglage-d’accord, mais aucune communication.

Après que le huitième morceau, qui disposait d’un bon jeu de lumière et d’ombre, nous avions finalement une annonce de sscène!

La dernière chanson restait au même format, vraiment, un mur de son pour motifs, à faire frémir et adoucir au milieu du morceau, un soulagement léger après la tempête des minutes précédentes, et précédent un autre passage d’intensité sombre.

L’ensemble fini à 12h10, exactement cinquante-cinq minutes, comme promis!

Les titres des morceaux étaient :

1. Flick Knife
2. Airpaint
3. 28 Days Later
4. White Ground
5. The Fight
6. Seventh Avenue
7. On The Edge
8. Where is Dave
9. Ezimpurekoi

Après une pause, à 12h20, nous nous sommes réunis en cercle avec toutes les personnes inscrites ci-dessus.

Patrick a parlé de l’écriture quotidienne, et de la découverte de l’imagination en notant ses rêves. Il a encouragé tous les membres du groupe à acheter ‘ un livre spécial ‘ et de l’utiliser pour symboliser et contenir des éléments de créativité.

Nous avons alors tous participé à une session d’écriture automatique continue de quinze minutes ;(12h35-12h50). Comme d’habitude avec ces sessions, le temps a passé vite. Nous avons alors parlé d’intentions pour l’après-midi et avons pris une pause déjeuner.

14h00:

CORBEAUX SONT DES CORBEAUX (UN MEURTRE DE CORNEILLES)

Après déjeunent nous nous sommes assis dans notre cercle et tout le monde s’est présenté. Nous nous sommes concentrés sur Mickael, Mael, Joris et Matthieu, apprenant leur formation en musique et comment le groupe s’était développé.

Corbeaux a commencé par la relation musicale entre Mickael et Joanne, qui était le bassiste originel du groupe. Leur intention était – et est toujours – pour trouver un terrain musical original. Le jeu d’une musique entièrement instrumentale aide à trouver cette place.

Mickael a expliqué tous les titres des pièces (cités plus haut) que nous avions entendues pendant la matinée.

Nous sommes alors retournés à l’écriture automatique/continue que nous avions fait et tous les membres du groupe ont partagé un peu de ce qu’ils avaient écrit. Mickael avait écrit des mots individuels, parfois des phrases : mort, crainte, nuit, tension, primitive, le combat entre nature et humanité …

Mael était réticent à partager son texte…Il avait écrit sur ses expériences dans une clinique psychiatrique, dans le contexte de son travail comme infirmier. Cependant, quelques expressions fascinantes sont vraiment apparues de sa description : en descendant un couloir, des voix derrière un mur, les portes qui sont ouvertes …

Mat et Joris avait écrit quelque chose de prosaïque, mais après trente minutes de discussion il y avait beaucoup d’expressions fascinantes et d’idées que ce processus avait produit.

Nous sommes retournés à une discussion sur l’identité du groupe, sur la signification primitive de la corneille, sur le terme générique d’un Meurtre de Corneilles …

Nous avons aussi posé les questions au groupe :

De quelle longueur est le temps idéal de balances ? L’installation avait pris pendant la matinée presque deux heures : 9h15-11h05). Nous n’avons pas vraiment discuté cet aspect de la pratique professionnelle du groupe de manière en juste proportion.

Nous avons demandé le type de concerts qui les inspiraient. Le groupe a a mentionné :

Massive Attack
Dire Straits
Sunn ((0))
Nirvana
Amon Tobin
Gojira
And So I Watch You from Afar

Nous avons aussi demandé leurs influences musicales : King Crimson, Television, Prog Rock, Editors?

De façons diverses nous avons demandé ce que Corbeaux essaye de réaliser avec leur public. Leurs Craintes ? Tensions/anxiétés ? Comment espère-t-il ce que le public ressent devant leur concert ?

Nous avons posé des questions sur la communication. Ont-ils des relations externes ? (Manager, agent, éditeur, etc.).

Nous avons parlé de la manière de composer du groupe. Ceci arrive en grande partie de manière collective.

Le groupe avait aussi demandé conseil sur la présentation sur scène et nous avons passé un certain temps à discuter des détails de leurs dispositions de scène. Nous avons aussi commencé une discussion d’identité et l’intentionnalité.

Nous sommes retournés aux idées de travail d’improvisation. Nous avons demandé au groupe de se concentrer sur le silence d’où la musique vient et pour chaque musicien de jouer avec autant d’attention que possible au jeu de chaque autre personne.

Nous avons alors demandé au groupe d’improviser et de créer un morceau autour de l’idée de la Naissance et du Meurtre de Corneille, explorant le silence et la colère, la lumière et l’ombre/nuance dans la dynamique. Nous avons laissé le groupe jouer seul dans le studio pour quarante-cinq minutes (16h45-16h30) et quand nous sommes revenus au studio le groupe nous a restitué le travail fait ensemble. Le résultat était vraiment passionnant et les quatre musiciens avaient répondu de tout coeur aux suggestions que nous avions faites.

Patrick a alors animé un temps avec le groupe en affinant cette nouvelle musique et ce morceau vraiment impressionnant qui est apparu de ce processus. Ceci nous a pris jusqu’à 18h00 puis nous nous sommes alors séparés. Corbeaux a demandé à nous tous (des observateurs, des techniciens et des professeurs privés) de noter quelques commentaires sur le groupe et chacun d’entre nous avons fait.

VENDREDI 16 MAI

Nous avons commencé à 9h30 par une discussion brève sur ce que le groupe souhaiterait réaliser durant cette deuxième journée ensemble.
Nous nous sommes alors concentrés durant plus de quatre-vingt-dix minutes sur les sujets de développement professionnel (9h50-11h30).

Comme auparavant avec Talkin Dumbs à Brest, l’idée de cet atelier était de créer un schéma représentant le monde professionnel de l’industrie musicale.. La session a commencé avec l’identification de tous les genres de musique que nous pourrions identifier qu’on a écrit en haut d’un tableau. Puis nous avons identifié autant de publics pour ces genres musicaux (écrit dans le bas du tableau). Cf. schéma

A partir de là nous avons utilisé un récit anecdotique à base d’expérience pour créer ‘une carte’ d’activité où les rapports sont faits entre les genres (en haut) et des publics (en bas) et le groupe (milieu du tableau). Nous avons identifié les domaines de travail qui émanent des différents genres de musique à un certain nombre de publics. Nous avons par conséquent discuté des agences, de la gestion, du processus d’enregistrement, des labels, de l’infrastructure touristique, du travail de radio, de télévision, des licences des synchronisation, la publication, la promotion, les médias, etc.

Nous avons également identifié les valeurs de travail dans nos vies musicales, y compris l’honnêteté, l’engagement, le respect de soi, l’intégrité politique et le plaisir.

Cette session a été très bien reçue et il y avait des contributions positives au processus. Cependant, il était difficile de dire si certains des points de discussion étaient entièrement pertinents ou utiles, étant donné les domaines d’expérience du groupe.

Après une pause nous nous sommes alors concentrés sur la représentation scénique. Patrick a demandé au groupe de jouer le morceau sur laquelle ils se sentent le plus à l’aise afin de se concentrer sur les positions de scène, la présentation et le mouvement. Le groupe a choisi « White Ground » et nous y avons travailler. Nous avons changé les positions de scène des trois musiciens de front. Mickael était maintenant au milieu, entre Mael à sa droite et Matthieu à sa gauche.

Patrick a demandé à Mickael de concentrer sa ligne d’oeil devant lui sur un point du milieu imagé et a demandé à Mael et Matthieu de fixer leur attention sur Mickael. Ceci a transformé l’énergie extérieure du groupe et de la musique. À notre avis, ces petits changements de position et d’attitude ont fait une différence très positive.

Le groupe s’est senti inconfortable dans certains de ces exercices, et ont exprimé une résistance à certaines idées d’attitude ou de représentation. Nous avons eu une discussion sur l’intentionnalité, la technique de scène et les valeurs de performance. Puis nous avons fait une pause pour le déjeuner.

Après le déjeuner, à 14h30 le groupe et les observateurs d’AVLS étaient en retard, nous sommes retournés au morceau improvisé du jour précédent et Patrick a demandé à Joris de parler un court passage de prose (en français) au début du morceau (extrait du livre « crow » que Patrick avait). Nous avons travaillé sur ceci pendant quelque temps et la puissance du morceau s’est renforcé après chaque répétition et affinage.

Après ceci nous avons entendu « Ezimpurekoi », la dernière chanson du set, avec des chants d’ajout de Mats vers la fin du morceau. Nous avons discuté de cette approche après la représentation. Cette session a duré jusqu’à 15h45 et nous avons alors fait une petite pause

À 16h00, à la demande du groupe nous avons entendu les cinquante-cinq minutes du set encore une fois. Les musiciens on t commencé de jouer à 16h15. Nous avons de nouveau pris des notes, cette fois sur notre deuxième impression du set.

1. Flick Knife : rythme intéressant. Aurait pu être plus serré. Mickael a fait plus de contact visuel qu’auparavant et c’était super. Intensité très impressionnante. Mathieu était aussi de face et en avant plus qu’auparavant, faisait un bon effet. La position de scène faisait une différence. Spectaculaire! L’éclairage de Fred a aidé! Corbeaux est une expérience essentiellement dramatique et un éclairage de stroboscope aurait marché brillamment à la fin de la chanson.

La basse entre les chansons n’était pas complètement réussi.

2. Airpaint : Quelle est l’intention ? Devrions-nous avoir peur ? Ou simplement saisi … ? Bons contrastes dramatiques dans le morceau. De nouveau l’éclairage a aidé.

3. 28 Days Later : Contact visuel de nouveau de Mick. Bon! Certaines des idées scénographiques ont semblé prendre racine. Il y avait une intensité réelle dans la musique. Grands contrastes. Mael s’engage avec le contact visuel, de nouveau vraiment bon. Il y avait une étendue énorme dans la force et la répétition de la musique.

4. White Ground. Certainement effrayant! Très puissant et super-intense.

5. The Fight. Le drone semblable à un son liturgique marche bien. Une qualité hypnotique apparaissait dans la musique dans l’ensemble.

6. Seventh Avenue. La chanson avait une super chose rythmique continue. Dans 7/4…encore, l’hypnotique arrive.

7. On The Edge.

8. Where is Dave.
9. Ezimpurekoi. Dans ce morceau, Mathieu a ajouté ses chants hurlants!.

After a brief coffee break we spent the last forty minutes discussing practical steps of strategy and promotion for the release of the band’s forthcoming CD.

Le set a fini à 17h, de nouveau, une durée d’exactement cinquante-cinq minutes.

Nous avons alors discuté du set dans son ensemble et de beaucoup de détails de jeu et de représentation qui avait changé de la prestation de la veille.

Après une pause café brève nous avons passé les quarante dernières minutes à discuter des étapes pratiques de stratégie et de promotion pour la sortie de leur prochain CD..

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